04.12.2006
Jean Léonetti
S'il y a bien un exemple de maire qui ne sera jamais remis en cause avant 20 ans, c'est Jean Léonetti, maire (UMP - Parti Radical) d'Antibes / Juan les Pins depuis 11 ans et député depuis 1997.
Né le 9 Juillet 1948 à Marseille, ce praticien hospitalier a la bien la carrure d'un maire calme, posé, qui ne provoque aucune ambiguité, agissant totalement dans la transparence et la clarté, tenant à coeur toutes les causes qu'il défend.
Sa première cause ? Son fief Antibes et sa circonscription. Même à Valbonne et à Biot, qui sont les 2 seules communes à gauche parmis les 13 communes de la 7ème circonscription, ont a la reconnaissance de son investissement et de son travail.![]()
Sa deuxième cause nous parait évidente et nous l'avons vu à l'oeuvre il y a plus d'un an, c'est le droit des malades et à la fin de vie, dont il a précieusement fait un rapport. Il a su clarifier le problème avec un groupe d'étude parlementaire mais reconnait lui même que le droit à la fin de vie est un sujet délicat : "Pourquoi ne donne-t-on pas la mort ? Le patient peut la demander, mais en pensant « je n’en peux plus, je souffre ». Si on enlève la douleur, on supprime la demande. La vraie liberté, c’est de pouvoir changer d’avis. Et 95 % des personnes réanimées après suicide ne récidivent pas."
Sa proposition de loi qui a été votée a l'unanimité, stippule que l'on peut refuser un traitement même si sa vie en dépend. "Le médecin n’a pas le droit de laisser mourir dans la souffrance un malade, qui peut exiger de la morphine, même si elle accélère la mort." Cependant il tient bien à faire la distinction entre laisser mourir (accompagner dans l’absence de douleur) et faire mourir (transgresser l’interdit de tuer)
Mais son attachement principal est basé sur des valeurs humanistes et du souci constant de l’intérêt général, il ne se contente pas d’idées générales et généreuses. C'est un homme de terrain qui a longtemps été docteur et montre qu’action et réflexion doivent être intimement liées. Dans un contexte de crise des valeurs et d’incertitude, les légitimités et les compétences se trouvent souvent contestées. Dès lors au nom de quels principes penser le bien commun, les solidarités indispensables au vivre ensemble ? Les techniques nouvelles, en particulier dans les domaines de la médecine ou de la génétique, posent des questions éthiques que des experts ne peuvent résoudre seuls, sans faire appel au dialogue et au débat politique. Ainsi Jean Léonetti en évoque ses principales convictions avec détail dans son ouvrage "La République des valeurs : une éthique du politique". Parce qu’une responsabilité assumée au sein de la cité oblige à définir les valeurs fondamentales de la République , à répondre aux enjeux les plus forts du monde d’aujourd’hui et à affirmer les devoirs qui s’imposent à l’égard des générations futures, ce livre réhabilite le politique, le refonde dans cette dimension éthique qui semble aujourd’hui si souvent faire défaut.![]()
Il a écrit d'autres ouvrages dans lesquelles il défend avec détermination sa vision des choses, notamment dans "Le principe de modération, pour une culture politique de l'efficacité" ou il nous suggère de déplacer le curseur à la recherche de nouveaux équilibres et d’un nouvel humanisme, et "Vivre ou laisser mourir" ou il évoque que l’euthanasie n’est pas un débat binaire car les arguments avancés par chacun, selon son expérience de la mort, forcément unique, ne sont pas antinomiques.
Jean Léonetti est égallement vice président du Parti Radical Valoisien et président de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis.
Un maire qui a son coeur enraciné dans ses convictions... et dans sa commune !


