13.01.2007

MAM ne sera pas candidate

Voilà, c'est fini... après avoir entretenu le suspense sur sa candidature, Michèle Alliot-Marie rentre dans le rang. Elle soutiendra Nicolas Sarkozy.

medium_mam.jpg"Je m'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy, je lui apporte mon soutien". C'est par cette simple petite phrase que Michèle Alliot-Marie a confirmé son renoncement. Créditée de 3% d'intentions de vote par BVA le 31 décembre dernier, la ministre de la Défense n'avait qu'une chance en se présentant: celle de faire perdre son camp et de provoquer un duel Le Pen-Royal au second tour. Elle dit d'ailleurs avoir pris sa décision "face au risque socialiste et au risque extrêmiste". Assez effacée lors des 3 débats internes de l'UMP, MAM avait renoncé à affronter le président de l'UMP dans une primaire suicidaire. Mais le 28 décembre, elle annonçait une éventuelle candidature en-dehors de son parti. La voilà donc rentrée dans le rang. Quelle sera la "place importante" que lui a promise Nicolas Sarkozy dans son dispositif de campagne ? On ne sait pas encore, mais elle annonce qu'elle en fera bien partie, pour "l'aider à rassembler notre famille politique". Car c'est bien l'enjeu de ces prochaines semaines. Nicolas Sarkozy bénéficie à présent du soutien d'Alain Juppé et de Michèle Alliot-Marie... Mais également, Patrick Ollier apporte son soutien à N.Sarkozy. Le député UMP, qui n'est autre que le compagnon de MAM, affirme ce matin qu'il "s'engagera résolument à ses côtés". Il félicite le président de l'UMP d'avoir "infléchi son discours notamment sur le plan social". Il a conclu une trève avec D.de Villepin, qui sera bien présent au sacre dimanche, même s'il ne votera pas. Tous semblent lui adresser le même message: tu ne gagneras pas contre nous, mais avec nous. Quitte à devoir infléchir son programme. Reste une épée de Damoclès: une candidature de Jacques Chirac. Comme les autres, MAM déclare que si le président se présente, la donne sera changée.

29.12.2006

MAM renonce?

MAM renonce ? (source Orange)

medium_SGE_DVG08_281206124223_photo00_photo_default-512x426.jpgÀ en croire le magazine Challenges, Michèle Alliot-Marie aurait eu hier un entretien avec Nicolas Sarkozy au cours duquel elle aurait affirmé qu'elle ne se présentera à la présidentielle, ni à l'UMP ni en-dehors. Mais les proches de la ministre de la Défense réfutent cette information. (Dioranews)

28.12.2006

MAM candidate en dehors de l'UMP ?

medium_SGE_DRW55_271206213249_photo00_photo_default-349x512.jpgMichèle Aliot-Marie, ministre de la Défense, 60 ans, a renoncé à entrer dans la compétition interne de l'UMP pour 2007, laissant le champ libre à Nicolas Sarkozy, mais elle réfléchit néanmoins à une candidature indépendante.

Cette proche de Jacques Chirac a affirmé avoir "très envie" d'une telle candidature à l'élection présidentielle, dans une interview à Sud Ouest à paraître jeudi.

Dans cet entretien au quotidien de la région dont elle est l'élue, "MAM" indique qu'elle n'est pas "candidate au soutien financier et logistique de l'UMP".

Cette déclaration intervient à trois jours de la clôture des candidatures UMP (31 décembre à minuit), qui ont donc donc toutes chances de se résumer à celle de Nicolas Sarkozy.

Mme Alliot-Marie a pris acte de la position hyper-dominante de M. Sarkozy auprès des 327.000 adhérents de l'UMP: "ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'au sein de l'UMP, les nouveaux membres notamment ont souhaité adhérer pour soutenir une candidature de Nicolas Sarkozy. Il ne s'agit pas pour moi de semer le trouble. Je ne demande donc rien", précise la ministre.

Cependant, elle ne jette pas l'éponge, soutenant qu'elle pourrait être candidate, hors parti. Mieux: "j'en ai très envie", dit-elle.

Elle se garde ainsi d'un ralliement à M. Sarkozy, sur le modèle de ceux des ex-Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé.

Elle maintient un certain suspense qu'elle s'engage à lever avant le congrès de l'UMP, le 14 janvier à Paris, qui devrait voir le sacre de Nicolas Sarkozy.medium_SGE_DRW45_271206213125_photo00_photo_default-391x512.jpg

L'UMP, contrairement au parti socialiste, n'investit pas de candidat. Ses adhérents sont invités à désigner par vote (électronique) celui ou celle qui sera soutenu par le parti et bénéficiera de sa puissance logistique et financière.

Pour MAM, cependant, la présidentielle est, comme l'avait défini de Gaulle, "la rencontre d'un homme et d'un peuple".

Elle va donc "réfléchir" à une candidature en consultant les membres de son association, Le Chêne, club de pensée créé fin octobre pour affirmer ses "convictions gaullistes", ainsi que les parlementaires - au premier chef, son compagnon, le député des Hauts-de-Seine Patrick Ollier - et "des personnalités de l'UMP". "Après je dirai si je suis ou non candidate", a-t-elle affirmé.

Xavier Bertrand, ministre de la Santé fraîchement rallié à Nicolas Sarkozy, dont il devrait être un porte-parole de campagne, ne croit pas qu'elle ira jusqu'au bout: "Je ne peux imaginer qu'elle puisse faire cela. Il n'y a pas d'espace politique pour deux candidats issus de l'UMP au 1er tour de l'élection présidentielle (...) Il faut que l'esprit de responsabilité l'emporte. Ce message d'union s'adresse à tous, s'impose à tous", a martelé M. Bertrand, sur BFM.

Mais "ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment faire gagner ma famille politique et mes convictions. C'est pourquoi il était important qu'il puisse y avoir un débat d'idées montrant que notre famille politique est riche de sa diversité. Ceci a été fait, notamment grâce aux forums", a affirmé Mme Alliot-Marie.

Les trois forums pré-électoraux de l'UMP avaient été organisés dans la foulée de ceux - salués par l'opinion publique - du PS et qui ont abouti à l'élection haut la main de Ségolène Royal comme candidate en 2007.

Première française présidente d'un grand parti (l'ex-RPR) et ministre de la Défense, MAM reste donc en piste. Quitte, comme elle le disait le 7 décembre "à prendre des coups".