03.01.2008
décision sur la TVA sociale au printemps.
Décision sur la TVA sociale au printemps, selon Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective.
Eric Besson, a affirmé mercredi qu'un arbitrage sur une TVA sociale en France aura lieu au printemps.
Il a rappelé avant toute chose que le président Nicolas Sarkozy souhaite a ce qu'une revue générale des prélèvements obligatoires soit faite dans l'optique de balayer les prélèvements qui n'ont plus lieu d'être afin de renforcer le revenu "net" des travailleurs et favoriser la part consacrée a la consommation.
Il faudra ajouter à celà la baisse des prix ciblée par la loi Chatel. Ainsi, la TVA sociale ne mettrait pas au péril le pouvoir d'achat des Français.
"Ce sera l'un des débats du printemps et vous aurez donc les arbitrages du président de la République et du Premier ministre sur la question que vous posiez, la TVA sociale", a ajouté Eric Besson.
Il a expliqué ensuite à l'AFP: "C'est sur la revue générale des prélèvements obligatoires (c'est à dire un examen de l'ensemble des impôts et des taxes), et non sur la seule TVA sociale, que j'ai indiqué que ce serait l'un des débats du printemps que le président de la République et le Premier ministre arbitreront". "Cela devrait, j'espère, mettre fin à un malentendu ou une polémique bien artificielle".
Sur France 2, M. Besson a aussi jugé que "la vraie question, c'est comment on finance à terme notre protection sociale", citant en exemple les pays du nord de l'Europe qui "ont fiscalisé la protection sociale".
"il y aura moins de cotisations sociales et donc effectivement plus d'impôts et de taxes à long terme".
15:30 Publié dans Economie, Emploi - Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.01.2007
France: derniers voeux du quinquennat pour Chirac avant une année électorale majeure
Jacques Chirac a adressé dimanche soir aux Français les derniers voeux de son quinquennat, avant une année d'élections majeures dont il a cadrer les enjeux, tout en s'efforçant de montrer qu'il reste à la barre jusqu'au bout.
Après une année plus facile pour lui que 2005 - marquée par l'échec du référendum sur l'Europe, ses ennuis de santé et les émeutes en banlieue - le chef de l'Etat veut maintenir l'incertitude sur sa candidature.
Soucieux de ne pas paraître s'effacer, Jacques Chirac, 74 ans, a prévu de n'annoncer qu'au cours du premier trimestre s'il brigue ou non un troisième mandat.
Dimanche à 20H00, depuis l'Elysée, le président a adressé ses voeux aux Français pour la douzième fois depuis 1995.Celà a été, selon l'Elysée, "l'occasion de tracer des perspectives". "Il a évoqué les grandes échéances qui, à ses yeux, doivent être présentes dans l'esprit des Français".
Rentré de vacances au Maroc, Jacques Chirac a évoqué la préparation de la présidentielle et des législatives, les priorités de l'action du gouvernement, le combat contre le chômage, la cohésion sociale, les conditions de maintien du dynamisme économique. Il a notamment tiré un résultat positif et encourageant du gouvernement depuis 2002.
Il a parlé aussi de la place de la France dans le monde et de construction européenne.
Ces derniers mois, Jacques Chirac n'a cessé d'afficher sa volonté de "ne pas lever le pied".
Cette année a vu son Premier ministre Dominique de Villepin mis à mal dans la crise du CPE, mais c'est aussi celle où le chômage - priorité de ses deux mandats - est passé sous la barre des 9%, pour la première fois depuis 2002.
La crise au Liban, cet été, où la France a pris le commandement de la force de l'Onu, lui a permis de se placer en première ligne sur le plan international. Il a enchaîné à l'automne deux visites d'Etat (Arménie, Chine) et plusieurs sommets.
A la mi-janvier, Jacques Chirac présidera à Paris une conférence internationale pour la reconstruction du Liban, suivie en février d'une autre, à son initiative, sur l'environnement.
Sur le plan intérieur, de la sécurité routière au plan de lutte contre le cancer et le sida ou la défense de l'environnement, il s'est efforcé d'apparaître au-dessus des rivalités politiques.
Jacques Chirac, qui a voulu clarifier des zones d'ombre de l'histoire de France - esclavagisme, colonialisme, pensions d'anciens combattants bloquées - doit, le 18 janvier, rendre hommage aux Justes de France qui ont sauvé des Juifs pendant la guerre.
Au premier trimestre, il doit par ailleurs convoquer députés et sénateurs en Congrès pour modifier la Constitution sur trois points importants: abolition de la peine de mort, corps électoral de Nouvelle-Calédonie, statut pénal du chef de l'Etat, des engagements pris à l'orée ou au cours de son mandat.
Les traditionnelles cérémonies des voeux présidentiels, qui s'étalent sur une dizaine de jours, commenceront cette année dès le 3 janvier.15:45 Publié dans Economie, Emploi - Chômage, Jacques Chirac, Présidentielles 2007, UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac
29.12.2006
Reprise de la baisse du chômage en France en novembre
La baisse du chômage a repris en novembre, avec un taux ramené à 8,7%, permettant au gouvernement d'afficher un niveau inférieur à 9% avant fin 2006 et d'espérer moins de 8% fin 2007, alors que les statistiques officielles sont accusées par certains de minimiser le chômage.
L'indice du chômage figure parmi les thèmes qui pèseront le plus dans le vote des Français lors de l'élection présidentielle de 2007, selon un sondage BVA rendu public mercredi, et la publication mensuelle des statistiques prend une importance particulière à l'approche des échéances électorales.
Le nombre de chômeurs de catégorie 1 (DEFM1), qui sert de baromètre officiel en France mais ne concerne que les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un contrat à durée indéterminée à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois, a diminué de 17.400 personnes en novembre, à 2.112.300 personnes, a annoncé jeudi le ministère de l'Emploi.
Dans le même temps, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), calculé différemment et seule norme permettant des comparaisons internationales, a également baissé par rapport à octobre, à 8,7% de la population active. Soit un recul d'un point par rapport à novembre 2005, où il s'établissait à 9,7%.
La baisse quasi continue du chômage engagée en février 2005 -- 361.700 chômeurs de moins en 22 mois -- a donc repris en novembre, après avoir marqué une pause en octobre.
Novembre a été "un mois classique sur un rythme de baisse du chômage d'environ 20.000 personnes par mois, l'ensemble des moteurs du plan de cohésion sociale a fonctionné. La diminution du chômage a bénéficié aux chômeurs de longue durée et dans une moindre mesure aux seniors et aux jeunes", a commenté le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo devant la presse.
"Pour 2006, où l'objectif était de 8,9% avant la fin de l'année, nous avons fait un peu mieux que prévu mais cela reste beaucoup trop. Pour fin 2007, nous visons toujours moins de 8%", a-t-il ajouté.
Alors qu'un collectif d'associations a accusé mercredi les statistiques gouvernementales de cacher quelque 2,3 millions de "chômeurs invisibles", non compris dans le baromètre officiel, il a déclaré que "les règles de comptabilisation sont les mêmes depuis 1995, ce sont celles du BIT".
"Nous avons un thermomètre dont nous communiquons tous les éléments tous les mois de manière transparente. Ce qui compte, c'est l'évolution de ce thermomètre; or la baisse du chômage de 15% en 18 mois concerne toutes les catégories de chômeurs", a ajouté M. Borloo.![]()
Néanmoins, le tout nouveau collectif "Les Autres Chiffres du chômage" constitué d'associations et de syndicats, affirme que "les manipulations statistiques des chiffres du chômage masquent le fait que, depuis le début des années 1990, le chômage se maintient à un niveau structurellement élevé, jamais observé dans le passé. Depuis 15 ans, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE oscille autour de 4,5 millions".
Par ailleurs, plusieurs économistes soulignent l'impact favorable de la moindre croissance de la population active sur le chômage. "Compte tenu de l'arrivée à la retraite des générations du baby-boom, une croissance économique de 1,5% suffit à stabiliser le chômage", a ainsi souligné mi-décembre Eric Dubois, chef du département conjoncture de l'Insee.
Le ministre de l'Emploi a cependant estimé jeudi que "la démographie n'est pas intervenue" dans la diminution du chômage, imputant l'amélioration notamment aux mesures du plan de cohésion sociale (contrats aidés, services à la personne, etc).
"Structurellement, il n'y a aucune raison que la France ne revienne pas à un taux de chômage inférieur à la moyenne européenne dans les deux-trois ans", selon le ministre.
01:00 Publié dans Economie, Emploi - Chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2006
Augmentation de la création d'emploi
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L'économie française crée de plus en plus d'emplois, selon les statistiques pour le second trimestre publiées jeudi, mais cette confirmation de l'amélioration entamée en 2005 s'explique surtout par des embauches en intérim.
Cette évolution permettra au régime de l'assurance-chômage (Unedic) d'enrayer son déficit cette année (plus de 13 milliards fin 2005) et a fait dire au gouvernement que la reprise de l'emploi s'accélèrait "franchement".
L'emploi salarié dans le secteur principalement marchand a progressé de 0,3% (+53.600 postes) au deuxième trimestre 2006, soit une hausse de 0,9% (+135.400) sur un an en données corrigées des variations saisonnières (CVS), selon les données révisées de l'Insee.
Hors travail intérimaire, créateur de 34.100 postes, la hausse est cependant moins élevée au deuxième trimestre qu'au premier : +19.500 postes après +27.600, a souligné la Dares , la direction des études du ministère de l'Emploi, en publiant les chiffres de l'Insee.
L'Unedic, dont le champ statistique diffère de celui de l'Insee, a pour sa part enregistré une hausse de 0,4% des effectifs salariés au deuxième trimestre. Sur un an, la hausse atteint +1,3% et représente un gain net de 201.400 emplois de fin juin 2005 à fin juin 2006, du jamais vu depuis la fin de l'année 2001, selon l'Unedic. ![]()
"Ces bons chiffres viennent confirmer le dynamisme de l'emploi en entreprise notamment dans les PME", se sont réjouis le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo et son ministre délégué Gérard Larcher.
"La reprise que nous vivons reste très fragile", a nuancé l'économiste Marc Touati (Natexis Banques populaires). "A taux de croissance égal, on n'a jamais créé aussi peu d'emplois salariés", juge-t-il.
Il n'est pas sûr que l'embauche en intérim marque le premier temps de la reprise mais cela confirme plutôt que "les entreprises n'ont pas une confiance aveugle dans la reprise économique".
"L'intérim est devenu un mode de fonctionnement du marché du travail dans un contexte où les entreprises n'ont pas beaucoup de visibilité", dit-il.
"On reste d'ici fin 2006 sur des sentiers de croissance suffisants pour continuer à voir accélérer les créations d'emplois salariés", estime, lui, Eric Heyer de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
Par secteur d'activité, les destructions d'emplois dans l'industrie ont continué au deuxième trimestre au rythme de -0,5%, même si dans l'industrie automobile, le repli a été moins prononcé qu'auparavant.
"Cela ne s'arrange pas mais il y a une atténuation de la baisse", a relevé Jean-Pierre Revoil, directeur général de l'Unedic.
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La construction demeure porteuse, bien que pour la première fois depuis un an et demi, le rythme d'augmentation de l'emploi ait ralenti à +0,8% (+11.000 postes), a souligné la Dares.
Le tertiaire, d'avril à juin, a étoffé ses effectifs de 0,6%, environ la moitié de cette progression étant liée à l'emploi intérimaire.
Les services aux entreprises et aux particuliers, les activités immobilières ou encore la santé marchande figurent parmi les secteurs les plus dynamiques, relève l'Acoss, qui fédère les Urssaf chargées de collecter les cotisations sociales et publie elle-aussi des chiffres de l'emploi salarié (+0,5% au deuxième trimestre).
La France comptait au 30 juin 17,597 millions d'emplois salariés selon l'Insee qui étend depuis septembre son champ de couverture statistique aux entreprises et associations privées du secteur sanitaire, éducatif et social.
15:45 Publié dans Economie, Emploi - Chômage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


