05.01.2007

Les démocrates s'installent au Congrès décidés à peser sur Bush

medium_usa.jpgLes démocrates américains devaient prendre officiellement jeudi le contrôle du Congrès, bien décidés à demander des comptes au président George W. Bush, à commencer par sa politique en Irak.

Près de 500 parlementaires fraîchement élus ou réélus - soit un tiers du Sénat et l'intégralité des 435 membres de la Chambre des représentants - devaient prêter serment jeudi, après l'élection-sanction qui en novembre a vu les républicains perdre leur majorité.

Dans les semaines à venir, la guerre en Irak, source de mécontentement croissant aux Etats-Unis, sera au centre de l'attention de la nouvelle majorité démocrate, avec des auditions annoncées sur le sujet et les erreurs reprochées à l'administration Bush, alors que le président doit annoncer prochainement une nouvelle stratégie dans le dossier irakien.

Ce changement de majorité marque aussi l'avènement, pour la première fois, d'une femme à la tête de la Chambre , avec le remplacement du républicain Dennis Hastert par la démocrate Nancy Pelosi. Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal mercredi, M. Bush s'est dit prêt à travailler avec les démocrates, les appelant cependant à dépasser les clivages politiques.

"Nous avons maintenant l'opportunité de construire un consensus", souligne-t-il. "Nous pouvons prouver au peuple américain que républicains et démocrates peuvent se mettre d'accord pour trouver les moyens de permettre à l'Amérique de devenir une société plus sûre, plus prospère et pleine d'espoir".

M. Bush les a aussi mis en garde contre une dérive budgétaire: "Nous devons faire en sorte de dépenser l'argent des gens avec sagesse", a-t-il déclaré mercredi à des journalistes, entouré de ses ministres.

Les démocrates de leur côté soulignent aussi que M. Bush devra faire des compromis. "Les démocrates ont fait campagne sur l'idée du compromis et nous voulons travailler avec le président. Nous espérons que quand le président dit +compromis+, cela veut dire plus que +faisons comme je l'entends+," a prévenu le sénateur démocrate Charles Schumer. Il semble en tout cas que la nouvelle majorité compte bien profiter de son pouvoir retrouvé.

Joseph Biden, qui présidera la commission des Affaires étrangères du Sénat, prévoit déjà une dizaine d'auditions sur la guerre en Irak, avec notamment le témoignage de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. Carl Levin, qui doit prendre la tête de la commission des Forces armées, a pour sa part annoncé son intention de convoquer le nouveau secrétaire à la Défense Robert Gates. Le financement des conflits irakien et afghan sera aussi à l'ordre du jour. La guerre en Irak coûte quelque 8 milliards de dollars chaque mois, selon des estimations.

Lors de son intervention attendue sur l'Irak, M. Bush devrait proposer l'envoi de troupes supplémentaires, critiqué au sein même de son parti républicain et M. Biden s'y est déjà déclaré "totalement" opposé. "Nous ne faisons pas la politique étrangère au Congrès américain", a souligné M. Biden le mois dernier, ajoutant cependant que lui et ses collègues démocrates feraient tout pour "créer un consensus capable de faire pression sur le président".

Pour autant, M. Bush garde encore un pouvoir sur les mouvements démocrates, avec son droit de veto. Les divisions internes au parti peuvent en outre freiner les velléités de la nouvelle majorité. Les sénateurs démocrates ont aussi eu le mois dernier un rappel de la fragilité de leur majorité (un siège), quand l'un d'eux, Tim Johnson, a été victime d'une hémorragie cérébrale. Si M. Johnson devait décéder ou renoncer à ses fonctions, le contrôle du Sénat reviendrait de nouveau aux républicains

01.12.2006

Elections législatives aux Pays Bas

Pays - Bas :

medium_balkenende_3_20copy.jpgLes législatives de mercredi aux Pays-Bas ont créé un parlement atomisé où les extrêmes, singulièrement de gauche, entrent en force, laissant augurer des négociations de coalition encore plus compliquées que d'habitude, estimaient jeudi la plupart des analystes.

Dès mercredi soir, le Premier ministre chrétien-démocrate (CDA) sortant et victorieux Jan Peter Balkenende, évoquait un "casse-tête" et "des résultats (...) compliqués".

Son rival travailliste (PvdA) Wouter Bos, attaqué sur sa gauche par un spectaculaire Parti socialiste (SP, extrême gauche), est "dépité", selon le quotidien NRC Next. Le PvdA a perdu 10 sièges au parlement par rapport à 2003, à 32 députés (21,2% des suffrages).

Les titres de la presse étaient sans appel : "émiettement dans un pays polarisé", titrait NRC Next. "Les électeurs fuient le centre", renchérissait le quotidien chrétien Trouw. C'est un "chaos", avait estimé mercredi soir l'ancien ministre des Finances Gerrit Zalm, dont le parti libéral VVD a laissé six sièges dans la bataille, perdant du même coup l'opportunité de redevenir partenaire de coalition des chrétiens-démocrates du CDA.medium_wouter_bos2.jpg

Selon des résultats complets provisoires, dix partis seront représentés au parlement, dominé par le CDA avec 41 sièges (26,6% des suffrages), contre 44 en 2003. Les négociations pour la formation d'un gouvernement de coalition durent traditionnellement des semaines voire des mois. Mais pour Paul Scheffer, politologue à l'Université d'Amsterdam et membre du PvdA, les négociations de coalition "ne seront pas si compliquées que cela".

"Le CDA et le PvdA vont former une "grande coalition" et s'allier avec un troisième parti, les Verts ou l'Union chrétienne", a-t-il assuré à l'AFP. Ce petit parti chrétien aux fortes valeurs sociales et environnementales (4% des votes, soit 6 sièges) s'est déjà déclaré partant. Grand gagnant, le SP, un parti aux lointaines racines maoïstes qui avait efficacement mené campagne contre la Constitution européenne au printemps 2005, jubilait de sa percée spectaculaire, avec 16,6% des suffrages qui lui donnent 26 députés (+ 17).

"Nous allons faire en sorte que les Pays-Bas deviennent plus humains et sociaux", a promis à l'annonce des résultats Jan Marijnissen, son leader charismatique depuis 1989. "Le PvdA ne peut nier que le SP est devenu l'aimant du mécontentement social", estimait Het Financieele Dagblad, le quotidien du monde des affaires. Pour l'éditorialiste du Volkskrant (gauche), "la victoire est chez ceux qui ont mené la politique d'opposition la plus reconnaissable (...) Ce n'est pas un hasard si ce sont aussi les partis qui l'an dernier ont mené une campagne fructueuse contre la Constitution européenne".

Très à droite, le parti de la liberté du député populiste Geert Wilders, solitaire dans le parlement précédent, a raflé 5,9% des voix et aura 9 sièges. M. Wilders avait lui aussi fait campagne contre la Constitution européenne, et il est à l'origine du projet de loi exigeant l'interdiction du port de la burqa en public annoncé par le gouvernement sortant. Pendant sa campagne, il a plusieurs fois dénoncé un "tsunami d'islamisation".

medium_060705.jpgReste que la reconduction attendue de M. Balkenende confirmait "la règle historique qu'un Premier ministre en place avec le vent économique en poupe ne peut être battu", selon Het Algemeen Dagblad. Et la situation ne semblait pas inquiéter les milieux des affaires jeudi matin: la Bourse d'Amsterdam a ouvert inchangée.

Jeudi, la reine Beatrix, chef de l'Etat, devait recevoir ses conseillers politiques, et rencontrer vendredi les chefs de partis. Au vu de ces discussions, elle nommera un "informateur" chargé de négocier un programme de coalition.

 

Note de Gaëtan : Pour ma part, je ne souhaite pas que la Droite fasse cette "grande coalition" avec la gauche (PvdA, parti travailliste), le passé prouve que cette expérience fut difficile, voire même catastrophique, mais je souhaiterai particulièrement que la coalition sortante (CDAcentre droit et VVDparti libéral) se préserve. Bien qu'il n'y aurait pas de majorité, devrait entrer le SGP (Droite Protestante) et le D66 (Sociaux - Libéraux) afin d'obtenir une forte alliance de la Droite Chrétienne, libérale et du Centre). 

 

 

23.11.2006

Victoire des Démocrates aux USA

medium_pelosi.jpgVictoire des Démocrates aux USA. Les Démocrates ont raflé la Chambre des Représentants de 229 siège à 197 pour les Républicains. La présidence de la Chambre va revenir à Nancy Pelosi (66 ans), une californienne, elle sera la "numéro trois" des États-Unis derrière le président et le vice-président. Le Président George W. Bush peut se préparer à une cohabitation (comme on dit en France) musclée, cette femme avait fait de cette élection un référendum contre George Bush, dénonçant elle aussi la guerre en Irak. Hillary Clinton (59 ans) a été réélue sans surprise sénatrice de l'État de New York. Les femmes, le cauchemar de Bush ? Après un long suspense dans les États de Virginie et du Montana et sur le rôle primordial des deux Sénateurs indépendants, les Démocrates confirment leur force en remportant le Senat avec 51 sièges (dont les indépendants) contre 49 pour les "Bouchistes"

Nancy Pelosi et Hillary Clinton ont déjà annoncé «l'heure des grands changements». Cela devrait faire réfléchir les électeurs français, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, admirateurs de George Bush et de Tony Blair, sont hors-course pour les échanges d'amitié avec les Démocrates. Hillary Clinton a maintenant 2008 en ligne de mire: La Maison Blanche. Il ne faudrait pas que la France se trompe de camp en 2007. Nous avons besoin de liens forts avec l'Amérique, n'en déplaise aux anti-américains pour qui les USA sont le "diable". Le "diable", c'était George Bush, il sera en grande difficulté pour continuer sa politique irresponsable jusqu'en 2008 car Nancy Pelosi n'y va pas par quatre chemins, elle veut «nettoyer la Chambre !» Nancy Pelosi et Hillary Clinton vont remettre le social au premier plan et avec John Kerry, les Sénateurs et les vétérans du Vietnam, le retrait des troupes d'Irak sera enfin possible. Comment Bush pourra-t-il poursuivre sa politique ? Ce sera bien difficile.medium_Schwarzenegger.2.jpg

En Californie, où on comptait pas moins de 13 référendums, Arnold Schwarzenegger (Républicain) a été réélu gouverneur. Chose étrange, le Terminator Autrichien a lâché George Bush et est devenu l'ami des Démocrates. Comme il sera encore gouverneur dans 4 ans, les Républicains peuvent se faire du mouron.
En finalité, les Gouverneurs Démocrates sont majoritaires. Quelques Etats ont dû passer au 3ème urne. Désormais, il y a 28 Gourverneurs Démocrates contre 22 Gouverneurs Républicains, à savoir que 6 Etats ont basculés dans le camps Démocrates.

Hillary Clinton et Nancy Pelosi nous incitent à nous interroger... Les femmes, oui ! Notre Royal Ségolène est bien pâlotte à côté. Quand à l'environnement, les Démocrates ont eux une pointure, Al Gore, c'est autre chose que notre Nicolas Hulot. Il serait temps que les sondeurs se penchent vers d'autres personnalités en France.
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14.09.2006

Elections législatives en Suède

Suède :

medium_37256_109_170.jpgLa gauche au pouvoir depuis 12 ans a été battue d'une courte tête aux élections législatives en Suède.

 

L'alliance de l'opposition Centre Droit a remporté 178 sièges sur 349, soit 48,1% des voix sur 7 millions d'électeur, devançant le Parti Social - Démocrate qui a romporté pour sa part 171 sièges, soit 46,2% des voix. Je précise que le mode de scrutin est un mode plurinominal a 1 tour.

 

Göran Persson, premier ministre sortant et leader du Parti Social - Démocrate se doit de laisser sa place au leader du Parti Modéré (membre de la coalition de droite, Fredrik Reinfeldt.medium_vb08_reinfeldt340.2.jpg

 

Un dur combat de la part de la droite qui a le mérite d'être applaudi !

 

(1ère photo : Göran Persson. 2nde photo : Fredrik Reinfeldt)