« Xavier Bertrand ironise sur la campagne Royal | Page d'accueil | José Bové a "envie'" d'être candidat !!! »

20.01.2007

La déésse des 35h vient au secours de Ségolène !

medium_sego1.jpgLe maire de Lille, Martine Aubry, très critique à l'égard de Ségolène Royal lors du choix du champion socialiste pour la présidentielle, lui a apporté un soutien précieux en la recevant avec des égards vendredi dans sa ville, au moment où la campagne de la candidate connaît des ratés.

 

 

Pour sa troisième visite à Lille depuis qu'elle s'est lancée dans la bataille présidentielle, Ségolène Royal a été enfin reçue à l'Hôtel de ville par Mme Aubry, appréciant visiblement l'attitude de la première magistrate de la capitale des Flandres.

 

 "Il n'y aucun doute, on est tous derrière elle", a affirmé Mme Aubry, très souriante et détendue, après un entretien d'une demi-heure. Les deux femmes étaient "ravies" de se retrouver, selon le maire de Lille.

 

Lors de la campagne interne à l'automne, Martine Aubry avait ardemment souhaité que Lionel Jospin porte les couleurs du PS pour 2007, reprochant à Mme Royal de se retrancher derrière "l'opinion des Français" plutôt que de proposer un destin.

 

 

L'ancien ministre avait déploré que l'image l'emporte sur le fond chez Mme Royal. La politique, avait-elle lancé, n'est pas "une question de mensurations".

 

 Après le renoncement de M. Jospin, Martine Aubry n'avait pris position pour aucun des prétendants socialistes mais s'était ralliée franchement à Ségolène Royal dès le lendemain de sa désignation.

 

Le président de Lille Métropole (communauté urbaine), Pierre Mauroy, ne s'est pas privé de souligner cet appui, en espérant "que tous les socialistes suivront l'exemple". Ségolène Royal "va à l'Hôtel de Ville. Elle est la championne du rassemblement", s'est-il félicité.

 

 

 

 

Ségolène Royal prononce un discours le 19 janvier 2007 à Roubaix

 

Au cours de cette visite consacrée au logement, Mme Royal a salué "une élue de terrain" et un maire "qui a eu le souci" de "garder la mixité sociale, et d'assurer le rayonnement de la ville, national mais aussi international".

 

Les deux femmes ont visité des HLM rénovées dans le quartier populaire de Lille-sud, avant de se retrouver à Roubaix pour un "débat participatif" sur le thème de la journée.medium_sego2.2.jpg

 

 

Alors que Mme Royal connaît des difficultés, Martine Aubry a appelé les socialistes à "laisser" la candidate à l'élection présidentielle "porter sa campagne selon son style et sa sensibilité", et à "s'y inscrire", affirmant qu'elle n'avait "pas d'inquiétude" sur son parcours.

 

 

Même les 35 heures, que Mme Aubry a fait entrer dans les faits sous le gouvernement Jospin, et qui sont pomme de discorde entre elles, n'ont apparemment pas fait d'ombre.

 

 Si Ségolène Royal avait qualifié mercredi les 35 heures de "progrès social", elle avait critiqué leur application "technocratique". Elle s'est montrée réservée sur ce sujet dans un entretien à La Voix du Nord, vendredi.

 

Mais Martine Aubry a estimé qu'elle-même et Ségolène Royal étaient "d'accord sur l'avenir" des 35 heures, y compris pour "reprendre le mouvement" pour leur extension.

 

 Le sujet a été brièvement abordé lors de leur entretien. "Avec Ségolène Royal, nous parlons de tout, parce que nous sommes des femmes. De ce que nous avons en commun, et aussi des désaccords que nous pouvons avoir, dans une grande clarté", a déclaré l'ex-ministre des Affaires sociales.

 

Ecrire un commentaire